Piérérods

Au début, ils m’énervent ces passages souterrains : Moscou est criblée d’énormes avenues post-soviétiques et c’est la seule manière de les traverser.

Je finis par me dire qu’on doit les apprécier en hiver, entre 2 marches dans le blizzard.

Et par les trouver attachants avec leurs ribambelles de petits magasins bourrés à craquer de tous ces trucs indispensables que chez nous on cherche en vain sur le trajet boulot-maison : cigarettes, fleurs et montres, fusils et poupées en plastiques (dans la même boutique), cartouches d’encre pour imprimantes, cadenas, blasons militaires, bières, thermos, bonbons, nappes et porcelaine, perruques, boussoles, maillots de bains, lingerie grande taille, boomerangs australiens…

Le courrier de Russie racontent que ces boutiques, qu’on trouve également sur tous les trottoirs de la ville, sont souvent tenues par des provinciales ou des immigrées venues chercher une prospérité (relative) dans la capitale. Elles passent leur journée claquemurées dans leurs guérites en raison des vols. Ca n’empêche pas de faire la fête de temps en temps apparemment :


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