Welcome to Beijing !
Publié : 30/05/2011 Filed under: Chine, Transsibérien | Tags: Pékin 8 Commentaires »Beijing : de vagues souvenirs d’il y a 13 ans, bus ronflants poussiéreux, contacts rugueux avec les autochtones totale incommunicabilité, toilettes sales et grandes ouvertes. Autant dire que l’arrivée est un choc : la gare de Beijing, flambant neuve et bilingue, le nombre de lignes de métro, les myriades d’agents de sécurité en gants blancs, la publicité sur écran jusque dans les tunnels… Des messages enregistrés sur le pas de porte des boutiques touristiques me brament : « Hello, welcome to Beijing ! ». Mon hostel est installé dans une maison ancienne au coeur de la ville et l’ambiance y est charmante (hostel : un concept qui n’existait même pas en Chine en 1998). Sur la grande table de bois dans la cour, un routard multi-piercé écrit ses cartes postales à toute vitesse : « Amore, la Cina top top !! ».
Sur le papier bien sûr, je sais que la Chine change à toute vitesse et qu’après les JO, la ville a fait un grand bond en avant. Mais rien ne prépare jamais au choc du réel, n’est ce pas ? Dire que j’invoquais ici le syndrôme de Pékin et l’irritation qu’inspirait la ville aux voyageurs étrangers ! En fait, je suis frappée d’un autre genre de pathologie : pendant quelques jours, je barbe mes compagnons de voyage avec mes récits d’ancien combattant au bord de regretter le bon vieux temps. Sans compter la stupeur d’être arrivée après un mois de trains et d’escales trépidantes à dire « je vais à Pékin ». Euh, et maintenant ?
Heureusement il y a Mélissa, et Andy et Christina de Leipzig : ils me traînent au jardin botanique, m’offrent du vin rouge « Great Wall » (hum, très boisé) et m’apprennent à jouer aux osselets mongols (chameau, cheval, chèvre ou mouton ? Petit résumé de la Mongolie).
Et puis il suffit d’enfourcher un vélo pour retrouver ce qui ne change pas : labyrinthes de ruelles grises, les fameuses hutongs, où l’on guette la vie sur le pas des portes, regards amusés des Pékinois, délicieuses cantines où il fait bon partager du tofu frit et des aubergines épicées.
Je craque pour les jianbing : des crêpes à l’oeuf moelleuses avec un petit beignet croustillant à l’intérieur et de la sauce pimentée.
La ville est suffisamment grande pour s’y perdre et l’occidentalisation a plein de bons côtés :
On trouve des toilettes qui mettent la barre haut…
Pas besoin de partager les pistes cyclables avec des taxis psychopathes et autres Parisiens pressés. Ici place Tiananmen.
Spécial routardes fatiguées : pédicure ou massage chez Dragonfly, chaîne de spas orientaux mais pas trop, pensés pour les Occidentaux.













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