Transsibérien, petit mode d’emploi

Le Mac Book tout bien rangé de Netta, qui prend note tout en me parlant de m'envoyer un e-mail avec des infos - je le reçois le lendemain : total respect

Comme vous le savez, la planification n’est pas mon fort.
J’ai quand même appris plein de choses au cours de cette première traversée, ça m’a donné des idées pour une prochaine fois… Quelques pistes ci-dessous pour ceux qui songent à un voyage en Transsibérien.

Plusieurs options possible pour préparer et réserver :
Confort : une agence s’occupe des billets voire du visa : on me recommande notamment Real Russia pour son efficacité et ses prix et Espace Est-Ouest en France, d’autres coordonnées dans les guides et sur le web.
Geek : réserver soi-même ses billets sur le site rzd.ru. A condition d’être débrouillard : la réservation se fait en russe seulement pour l’instant et il faut s’inscrire. Pas mal de voyageurs non-russophones bidouillent efficacement avec google Translate. On imprime son e-ticket et on l’échange en gare (un guichet facile à trouver : l’enseigne bleue annonce « e-ticket » en anglais)
Improvisation sur place : achat des billets en gare. J’ai raconté mon expérience ici (pour rire) mais pas mal de voyageurs 0-russophones utilisent les guichets des gares et s’en sortent très bien ! Au prix de quelques démarches mais aussi souvent de rencontres sympathiques. A noter : bien plus simple d’acheter les billets au fur et à mesure dans la gare dont vous partirez que depuis d’autres gare. Autre solution : acheter ses billets avec l’aide d’un interprète… ou d’un couchsurfer bien disposé. Attention tout de même aux périodes de voyages : l’été, au moment des vacances, ponts, il serait plus difficile de trouver un billet. En voyageant seul et avec un peu de souplesse, on trouve sans doute une solution…
Agences locales : ça me semblait une bonne idée sur le papier mais je n’ai pas trouvé d’agences anglophones qui puisse me vendre un billet pour Oulan-Bator (et c’est pas un peu surréaliste de travailler dans le tourisme et de ne pas parler anglais ?). Ca doit exister, forcément, mais commission en sus, avantage pas évident sur une agence française ou anglo-saxonne.

Rien de plus simple que de vous arrêter dans l’une des villes sur la ligne du Transsibérien : il suffit de réserver 2 billets au lieu d’un seul. Pour les villes éloignées, les correspondances demandent parfois du temps, surtout hors saison puisque les trains sont moins fréquents. C’est comme ça que j’ai raté Tomsk et l’île d’Okhone : raison de plus pour revenir.

Dans tous les cas : essayez d’avoir un train « firmenye » (luxe) ou du moins « skarieï » (rapide), ils seront plus agréables. A moins comme ce voyageur hollandais d’être déçu quand les trains sont « trop biens » et de préférer les vieux machins « romantiques » ? (ça marche pas pour moi, les vieux toilettes cracra me cassent le romantisme).

Classes : platskartny = plus vivant, moins cher, koupé = plus confortable (plus de place pour s’allonger), plus d’intimité. A 2 et avec un solide budget, je suis sûre que la première classe est très bien !

Coût de la vie : j’ai trouvé la Russie vraiment chère, surtout vue la qualité des hôtels et restaurants. Le plus frustrant restant de payer 3 à 4 fois plus cher que les Russes l’entrée dans des musées proposant au mieux de maigres traductions en anglais – voire rien du tout.
J’ai dépensé environ 65€/jour tout compris (avec les billets de train) et si je croise plein de voyageurs plus économes que moi (mon péché mignon : les cafés ! + quelques nuits en chambre simple), difficile de voyager à moins de 50€/jour TTC si on veut s’arrêter en ville et faire quelques visites.
Coût de mes billets achetés en gare et en voyageant la nuit et en platskartny (la solution la plus économique) Saint-Petersbourg//Moscou//Kazan//Perm//Ikoutsk//Oulan-Oudé//Oulan-Bator//Pékin : 356€ (les 2 derniers billets, internationaux, représentent plus de 200€ à eux tout seuls). Dire que j’ai payé mes billets pour Cologne et Berlin 200€ ! En m’y prenant à la dernière minute, certes : mais en Russie, on peut se faire rembourser ses billets russes même au dernier moment contre petite décote : mais que fait la SNCF ?

Guides : à part le Lonely Planet Transsibérien (édition 2009, que j’ai trouvée pas du tout à jour, se procurer la version anglaise plus récente ou attendre la prochaine) ou du Transsiberian Handbook, on peut consulter :
– the man in seat 61
– les forums de lonelyplanet.com : Ruth, qui a pris le Transsibérien de nombreuses fois, y renseigne très efficacement.
Infos succintes dans le LP, notamment culturelles, à compléter en fonction des endroits que vous voulez visiter.

Saison : l’été on me parle de troupeaux groupes entiers de touristes avec leurs guides dans les allées du train. En même temps on peut se baigner dans le Baïkal (pas plus de 15° quand même). Basse saison = moins de trains.

Timing : j’ai croisé des routards au long cours mais aussi des voyageurs qui font le trajet en 2 ou 3 semaines pendant leurs vacances. La plupart arrive en avion à Moscou pour gagner du temps, avant de reprendre l’avion depuis Beijing.

Je vous souhaite de très beaux voyages, sur le Transsibérien ou ailleurs…

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One Comment on “Transsibérien, petit mode d’emploi”

  1. Isa A "cousin" dit :

    Comptes d’apothicaire…alors là, il faut au moins avoir fait HEC pour tout capter..où avoir des années d’expérience de traveller « sac à dos »;-). Mais c’est sans doute ça aussi la magie du voyage: la stratégie du prix du billet…


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