Welcome to Beijing !

Beijing : de vagues souvenirs d’il y a 13 ans, bus ronflants poussiéreux, contacts rugueux avec les autochtones totale incommunicabilité, toilettes sales et grandes ouvertes. Autant dire que l’arrivée est un choc : la gare de Beijing, flambant neuve et bilingue, le nombre de lignes de métro, les myriades d’agents de sécurité en gants blancs, la publicité sur écran jusque dans les tunnels… Des messages enregistrés sur le pas de porte des boutiques touristiques me brament : « Hello, welcome to Beijing ! ». Mon hostel est installé dans une maison ancienne au coeur de la ville et l’ambiance y est charmante (hostel : un concept qui n’existait même pas en Chine en 1998). Sur la grande table de bois dans la cour, un routard multi-piercé écrit ses cartes postales à toute vitesse : « Amore, la Cina top top !!  ».

Sur le papier bien sûr, je sais que la Chine change à toute vitesse et qu’après les JO, la ville a fait un grand bond en avant. Mais rien ne prépare jamais au choc du réel, n’est ce pas ? Dire que j’invoquais ici le syndrôme de Pékin et l’irritation qu’inspirait la ville aux voyageurs étrangers ! En fait, je suis frappée d’un autre genre de pathologie : pendant quelques jours, je barbe mes compagnons de voyage avec mes récits d’ancien combattant au bord de regretter le bon vieux temps. Sans compter la stupeur d’être arrivée après un mois de trains et d’escales trépidantes à dire « je vais à Pékin ». Euh, et maintenant ?

Heureusement il y a Mélissa, et Andy et Christina de Leipzig : ils me traînent au jardin botanique, m’offrent du vin rouge « Great Wall » (hum, très boisé) et m’apprennent à jouer aux osselets mongols (chameau, cheval, chèvre ou mouton ? Petit résumé de la Mongolie).

Et puis il suffit d’enfourcher un vélo pour retrouver ce qui ne change pas : labyrinthes de ruelles grises, les fameuses hutongs, où l’on guette la vie sur le pas des portes, regards amusés des Pékinois, délicieuses cantines où il fait bon partager du tofu frit et des aubergines épicées.

Je craque pour les jianbing : des crêpes à l’oeuf moelleuses avec un petit beignet croustillant à l’intérieur et de la sauce pimentée.

La ville est suffisamment grande pour s’y perdre et l’occidentalisation a plein de bons côtés :

On trouve des toilettes qui mettent la barre haut…

Pas besoin de partager les pistes cyclables avec des taxis psychopathes et autres Parisiens pressés. Ici place Tiananmen.

Spécial routardes fatiguées : pédicure ou massage chez Dragonfly, chaîne de spas orientaux mais pas trop, pensés pour les Occidentaux.

Publicités

8 commentaires on “Welcome to Beijing !”

  1. Cath. Denoy dit :

    Salut ma petite Marine,

    Je suis avec délectation tes extraordinaires aventures ! … c’est passionnant ! Tes photos sont vraiment sympas. Tu m’épates !!! … je suis sous le charme. J’ai adoré l’épisode de
    l’écartement des rails et le changement de bogies. Cela a du être très long, non ? . Tu es maligne, tu sais aussi nous tenir en haleine. Tu as écrit dans l’épisode « OUlan-Bator Express » que tu avais hâte d’arriver en Chine en raison d’un rendez-vous dont tu nous parlerais bientôt. Et alors ?, c’est bon tu es arrivée… .tu peux nous en dire plus !
    J’adore … j’en veux encore 😉 !
    Je t’embrasse très fort.
    Catherine

  2. anne dit :

    ouah, la suite, avec encore les yaourts bavarois et le coca chez les pékinois…
    quand trouves-tu le temps de te mettre à ce travail? Ce doit être astreignant de penser à nous!

  3. Marine dit :

    @Catherine : c’est pas que je suis maline hihi, c’est le temps d’écrire et bon sang, qu’est ce que je vais dire au juste ?? Oui les bogies c’était looong…. 2/3 heures quoi…
    @Anne c’est pas le temps de penser à vous, c’est la connexion Internet qui rame/le mini-ordi qui peine/le monsieur du gouvernement chinois qui appuie sur le bouton on/off de wordpress (des fois on a accès, des fois non…).
    Merci pour votre patience et votre fidélité 😉

  4. Isa A "cousin" dit :

    la photo macro des jianbing????? C’est quoi tu boulgui boulga? Tes papilles déraillent cousine. Il faudrait quitter le train…
    Le spa vert « Mare aux grenouilles », c’est un spa pour les pieds uniquement? Ils ont les même fauteuils que nous. J’ai nommé le fameux Poang Ikéa, digne d’un spa pour le confort, je confirme. même pour voyageurs qui vont dans des hotels pour les voyageurs « sac à dos ». C’est avec la charmante Inès que nous nous délectons de ton carnet de voyage, pendant que les macho(s) regardent un morne match d’Euro où nos rigolo(s) joueurs français habillés de rayé remake JP Gaultier, se font driblés comme des petits garçons par les Biélorusses. C’est pas encore gagné pour l’équipe de France, avec ou sans quota(s), avec Lolo Blanc ou autre…A ce Raymond, un vrai Attila. Bises Piomeï

  5. Michèle Sivignon dit :

    Quelle surprise de t’entendre répondre sur mon portable : « c’est Marine, je suis dans un tunnel à Canton ! » alors que je croyais appeler Jennifer à Paris. Erreur de lecture de ligne sur ma liste téléphonique. Moi j’étais en voiture dans celui de la Défense ! Je viens de commencer à lire ton blog et il ne va pas me quitter, même quand je serai à Kalamos. De quel appareil photo (petit et léger je suppose) disposes-tu ? Belles les photos.

  6. sweetmary dit :

    Salut marine

    j’ai râté qq épisodes et fais un rattrapage express photos, mais je vois que tu arrives à destination !

    bises

  7. Eric VINCENT dit :

    Un trés beau voyage raconté avec beaucoup d’humour, de réalisme et de passion…
    Bon courage pour la suite

  8. Marine dit :

    @Eric Vincent : Merci pour votre commentaire ! est-ce bien le Eric Vincent auquel je pense ?? Les nouvelles circulent ! bien, le bonjour, docteur (et ne vous inquiétez pas, je n’oublie pas de me laver les dents ;o)
    @Michèle : oui c’était un drôle de moment. Mon appareil est génial, c’est le Panasonic Lumix LX5 un compact presque comme un grand. Parfait pour apprendre la photo !
    @isa : non, non, le jinbang c’est bon et le spa c’est pas mal, on peut se faire masser dans une ambiance à bougies (en général je me prends les pieds dans le tapis)
    @sweet : lentement mais sûrement et presque sans décalage horaire 😉 Et c’est pas fini…


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s