Xi’an, un peu d’archéologie

1 mois que je suis à Paris. 1 mois sans blog. C’est long mais c’est ce qu’il m’a fallu pour reprendre à peu près mes marques. La Chine me semble à la fois très loin et très proche – tout comme mes habitudes parisiennes, que je retrouve avec plus ou moins d’évidence. Mentalement, je me sens parfois coincée quelque part entre Canton et la place de Clichy : j’espère ne vous avoir pas perdus en cours de route ! Et vous retrouver ici… après votre retour de vacances ?? Je tiens à vous raconter la fin de mon voyage !

Alors voyons, voir, fouillons dans mes souvenirs d’il y a euh, quelques semaines… Ah oui, à Xi’an j’étais venue en pélérinage ou presque.

Temple taoiste des 8 Immortels

Lors de mon premier voyage en Chine, j’étais déjà passée par Xi’an et j’avais adoré l’Armée de Terre Cuite, la balade dans les vieilles rues grises, le Quartier Musulman, les galeries de peintures… L’ouragan de la modernisation est passé par là bien sûr. Des grandes avenues et des shoppings malls titanesques ont remplacé les petites rues. Le Quartier Musulman est devenu une attraction touristique avec vente de souvenirs flambants neufs ou « antiques » au milieu des stands de brochettes au cumin — et Xi’an  ce genre de ville où il est impossible de se balader son mp3 sur les oreilles sous peine d’arriver sourd à l’hôtel : flots de voitures, musiques à fond les ballons sur le ­­pas de chaque magasin, paquets de touristes surexcités s’interpellant sur les avenues… Et pas un Anglophone sympathique à l’horizon, flûte, c’est bien ma veine.


Je cherche les petites rues et les salons de thé repérés sur le net ou dans mon guide et je tombe sur ça :

Me voilà en plein « pays du Chaï » : jeu de mot chinois sur la prononciation de Chine en anglais et sur « Chaï » (à détruire), idéogramme apposé sur les maisons en attente de destruction. Un brin d’humour et d’amertume pour décrire un pays qui change au pas de charge, sans pitié pour les nostalgiques du quotidien (merci à Chalkman pour le décryptage. On peut se reporter au livre de Peter Hessler dont je parlais ici pour une passionnante plongée dans ce pays du Chaï et ses rapports avec son histoire ancienne et immédiate).

© China Daily/China Photo Press

Reste à profiter du quartier tout mignon des galeries de peinture, et surtout à s’en écarter de quelques rues : on passe des galeries pour touristes aux encadreurs, puis aux ruelles simples où retrouver la vie tranquille de Chine.

Autres activités réjouissantes : traquer les peintures dans les galeries. Je tombe sur une dizaine de paire de sujets+styles parfaitement identiques — et préfère de très loin les peintures paysannes naïves en vente sur le trottoir le soir.

Se concentrer sur la saveur de tout ce qui cuit dans la rue (en petite Parisienne, j’ai été très frustrée de… barbecues quand j’étais petite. La Chine est l’occasion d’un super rattrapage ;o)

Et bien sûr à rendre visite à l’Armée de Terre Cuite (à suivre)…

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