Hong Kong

Une ville qui manque vous flinguer avec sa circulation à la british et ses conducteurs speeds. (Regarder d’abord à DROITE en traversant.)

Vous presse dans sa forêt de tours longilignes, vous essore dans les virages de ses lanes et de ses streets, dans les cahots de ses ups and downs. (Bien s’accrocher dans l’escalier des bus à double étage.)

Vous attaque le tympan au marteau-piqueur à chaque carrefour avec le signal du « vert piéton » (Tac tac tac ttatatatac… Pour plus d’exotisme, on peut mettre le son à fond et l’écouter ici).

Vous envoie un apesanteur sur ses passages en hauteur pour circuler de tour en tour, de centre commercial chic en centre commercial chic – Burberry, D&G, Zara, Chanel et puis tiens, Lancel et Agnès B – sans jamais fouler le macadam ordinaire.

Une ville où des escaliers roulants grimpent sur 800 mètres de long à l’assaut des montagnes et des quartiers résidentiels. Des visages fermés, pas trop de sourires. L’efficacité avant tout.

Elle vous jette à la figure ses jeux de bretelles d’autoroutes. Et puis sans crier gare, sa vraie forêt, ses plages étincelantes.

Avant d’exploser by night en somptueux feu d’artifice de gratte-ciels et de néons. Vu d’un ferry à 3 sous ou d’un bar chic de de Kowloon avec un champagne-gingembre en main, elle est d’un coup plus festive.


En réalité, année après année, cette splendide plante carnivore mord sur la baie qu’elle colonise de nouvelles tours.

Le taxi du soir écoute du jazz dans sa guimbarde 70’s au, je me croirais dans In the mood for love.

Le taxi du matin écoute Mariah Carey et c’est pas mal non plus pour un grand départ – enfin un grand retour à la maison, avec Aeroflot via Moscou. Je regarde défiler à toute allure les locaux à la plage, certains habillés, dans l’eau jusqu’aux cuisses, et puis les financiers protestants en chemise blanche, qui patientent raides amidonnés aux arrêts de bus.

Trépidante beauté. Pas une ville pour les endormis.

(L’enregistrement des bagages se fait en pleine ville. Riche idée, se disent les voyageuses fatiguées qui ne savent pas voyager léger. Et comme ça dès qu’on met le pied à l’aéroport on peut se consacrer immédiatement au sport local : le shopping.)

(Un énorme merci à Christophe pour cette balade éblouissante).

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